Les lauréats des Oscars vivent plus longtemps que les autres acteurs de Hollywood

Les lauréats des Oscars vivent plus longtemps que les autres acteurs de Hollywood
MARK PHILIPS / AFP

“Les lauréats des Oscars vivent en moyenne cinq ans de plus que les comédiens qui n’ont jamais rapporté le trophée chez eux”, révèle le New Scientist. L’hebdomadaire scientifique se fait ainsi l’écho d’une étude parue le 13 avril dans Plos One.

Les deux chercheurs de l’université de Toronto qui l’ont menée ont constaté que les acteurs ayant reçu un oscar sont décédés à l’âge de 77,1 ans en moyenne, tandis que les nominés rentrés bredouilles avaient en moyenne 73,7 ans quand ils sont morts. Quant aux non nominés, l’âge moyen de leur décès était de 73,6 ans sur la période étudiée allant de 1929, année de création de ce prix, à 2020.

Cependant, l’espérance de vie moyenne ayant augmenté depuis un siècle, on peut s’attendre à ce que les lauréats encore en vie actuellement meurent plus âgés que leurs prédécesseurs. “La modélisation statistique des chercheurs suggère que les lauréats des Oscars vivants aujourd’hui mourront à l’âge de 81,3 ans en moyenne, contre 76,4 pour les nominés et 76,2 pour les autres”, détaille le New Scientist. Pour autant, ironise Donald Redelmeier, premier auteur de l’étude :

“Un oscar n’est pas une amulette qui améliore magiquement la santé de l’acteur.

Selon lui, “les gagnants ont peut-être un mode de vie plus sain pour asseoir leur réputation”. À moins que ce ne soit lié à la sérénité et la tranquillité d’esprit que confère ce genre de récompense ? Ou alors est-ce parce que les acteurs qui vivent plus longtemps sont plus susceptibles de remporter un oscar ? L’étude ne permet pas d’y répondre.

Mais la vraie question n’est-elle pas : pourquoi les acteurs qui n’ont pas remporté d’oscar vivent-ils moins longtemps qu’un individu lambda dans les pays développés dont l’âge moyen équivaut à celui des lauréats des Oscars ?

Difficile de trouver une réponse dans la génétique, les conditions environnementales ou l’accès aux soins. “D’où sans doute l’importance des facteurs comportementaux ou psychologiques en matière de santé”, croit savoir James Hanley, biostatisticien à l’université McGill, au Canada, qui n’a pas participé aux travaux.

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