L'atome, d'une théorie antique à la physique quantique

·1 min de lecture

Le Grec Démocrite l'imaginait comme la plus petite unité de matière. Deux mille ans plus tard, la science l'érigera en socle inébranlable de la physique... avant de le casser en particules infimes, parfois insaisissables.

Cet article est issu du magazine Sciences et Avenir - Les Indispensables n°206, daté juillet/ septembre 2021.

Pour le physicien contemporain, le moindre atome est un monde complexe, où l'on discerne un noyau peuplé de protons et neutrons, eux-mêmes constitués de quarks, encerclé par une escadrille d'électrons - pardon, de "nuages de probabilité de présence" d'électrons. Bref, tout le contraire de ce qu'implique l'étymologie du mot atome, du grec ατομος (átomos), qui signifie "insécable". Car c'est cela que veut dire initialement ce vocable forgé par les Grecs anciens : qu'il s'agit de la plus petite particule concevable de matière. Le Vaisheshika Sutra, texte fondateur de l'école de philosophie indienne astika, rédigé sans doute autour du 5e siècle avant notre ère, en dit à peu près autant. Or, depuis l'Antiquité, les choses ont bien changé. Et de multiples fois. "L'atome a été réinventé à chaque époque", résume . On attribue généralement au philosophe Démocrite d'Abdère (460-370 av. J. -C.) la paternité de l'atomisme grec, même si certains auteurs désignent son maître, Leucippe, comme son véritable initiateur. "L'œuvre de Démocrite est considérable mais il n'en reste presque rien, note l'historienne. On la connaît surtout par la critique qu'en fait Aristote (384-322 av. J.-C. ). Tandis que Démocrite rapporte toute la variété des corps matériels à une matière unique, homogène, constituée de petites unités indivisibles et diversement agencées : les atomes, Aristote défend une théorie issue de la doctrine d'Empédocle (490- 430 av. J.- C.), celle des quatre éléments : terre, air, eau, feu, dont le mélange produit la variété des corps observés."

L'atome ne plaît donc pas à tout le monde… Pendant plus de vingt siècles, la vision aristotélicienne de la nature et de la matière dominera, et l'atomisme sera réduit au silence. Il ne réapparaîtra en Europe qu'à partir du 17e siècle. "En particulier, précise Bernadette Bensaude-Vincent, il est redécouvert par le mathématicien f[...]

Lire la suite sur sciencesetavenir.fr

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles