L'astéroïde Ryugu vient d'un corps rocheux formé juste après le système solaire

Jaxa

Les résultats préliminaires des échantillons de l'astéroïde Ryugu confirme que l'astre était une cible d'intérêt susceptible de nous en apprendre beaucoup sur l'origine du système solaire et même sur celle de la vie sur Terre.

La réussite tient parfois à peu de chose. A 5,4 grammes en l'occurrence. 5,4 précieux grammes de petits cailloux et de poussières du sol de l'astéroïde Ryugu prélevés par la sonde Hayabusa2 et convoyés puis parachutés sur Terre en décembre 2020. La menue cargaison a ensuite été minutieusement caractérisée, fragmentée et cataloguée avant d'être répartie, à l'été 2021, entre différentes équipes de recherche chargée d'en analyser jusqu'au plus petit grain. Et déjà de premiers résultats commencent à tomber : ils confirment l'immense intérêt de l'astéroïde.

Des poussières représentatives

C'est en France qu'une partie de cette histoire se joue, au laboratoire Lagrange (CNRS-OCA*-UCA*) de Nice. Les chercheurs y ont commencé l'étude des échantillons ramenés par la sonde. Leur objectif : s'assurer que ceux-ci sont représentatifs de la surface de l'astéroïde et donc que leur étude permettra de tirer des conclusions sur l'astre et les objets de la même classe que lui. Pour ce faire, ils ont examiné des images de l'impact de la sonde lors des prélèvements, de 200 petits fragments (de 1 à 10 mm) abrités dans les chambres de récolte de la sonde et des données récoltées par l'atterrisseur ; il accompagnait Hayabusa2 et s'est posé sur Ryugu en octobre 2018. Leur verdict, publié dans la revue en février 2022, est encourageant : l'analyse de la structure, de la morphologie de surface, de la forme et de la couleur des fragments indique qu’ils sont similaires au matériau de surface de Ryugu et donc que la manœuvre de prélèvement n'a pas affecté les matériaux ainsi récupérés.

Les images du prélèvement d'échantillons par la sonde Hayabusa2 sur l'astéroïde Ryugu. Crédit : Jaxa.

Les premiers acides aminés prélevés dans l'espace

Quelques semaines après cette annonce, en mars 2022, lors de la 53e Lunar and Planetary Science Conference (LPSC), des scientifiques de l'Université d'Okayama, au Japon, annonçaient la découverte de 23 acides aminés dans les poussières analysées. Les premières r[...]

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