"Dans l'assiette du poisson en Méditerranée, il y a moitié de plastique et moitié de zooplancton", selon un biologiste

France 2

Les déchets que l’on trouve partout sur les plages et dans les mers de la planète ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Des décennies de fragmentation de ces objets d’origine humaine les ont peu à peu transformées en particules de plus en plus petites. Et il faut savoir que la plupart du plastique qui pollue les eaux ne se voit pas à l’œil nu. "Cela fait une dizaine d’années qu'il y a vraiment eu une prise de position des scientifiques pour dire qu’il y a une pollution énorme dans l’écosystème", rappelle Jean-François Ghiglione au magazine "13h15 le samedi" (replay).

Ce biologiste a piloté une "mission microplastiques" à bord de la goélette scientifique Tara : quarante chercheurs ont remonté dix des plus grands fleuves d’Europe pour évaluer cette catastrophe écologique. Les microparticules invisibles sont plus dangereuses que les gros déchets parce que les animaux marins les avalent et parce qu’elles attirent les polluants. Ces déchets hébergent enfin des bactéries potentiellement toxiques. Et c’est par les fleuves que ces plastiques arrivent à la mer. Les équipes de la goélette sont chargées de quantifier cette pollution à la source.

"C’est la mer la plus polluée au monde"

Ce jour-là, l’expédition est au large de l’embouchure du Rhône. Des filets pour le plancton sont mis à l’eau : "Là-dedans, il y a normalement de (...)

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