L'Assemblée nationale vote un texte pour interdire les colliers électriques, étrangleurs et à pointes

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Le texte vise à interdire "l'utilisation sur les chiens et les chats de tout dispositif à décharge électrique, étrangleur sans boucle d'arrêt ou dont les pointes sont tournées vers le corps de l'animal".

L'Assemblée nationale a voté à la quasi-unanimité le 16 janvier 2023 une proposition de loi macroniste pour interdire les colliers dits de "dressage", électriques, étrangleurs et à pointes sur les chiens et les chats, en raison des souffrances qu'ils provoquent. Adopté en première lecture par 111 voix contre 5, ce texte doit désormais être transmis au Sénat. Les seuls votes contre sont venus du Rassemblement national, divisé avec également 19 pour et 6 abstentions.

"Lésions physiques et psychiques"

La proposition de loi était portée par la députée Renaissance Corinne Vignon, en lien avec la Fondation Brigitte Bardot. "Brûlures", "perte de poils", comportements de "terreur", "paralysie", l'élue de Haute-Garonne a dénoncé à la tribune les "lésions physiques et psychiques" que causent aux animaux ces "colliers de dressage" coercitifs, "pas efficaces et contre-productifs".

Le ministre de l'Agriculture Marc Fesneau a salué "une avancée en faveur de la lutte contre la maltraitance animale", au moment où les "attentes sociétales sont de plus en plus fortes" en la matière.

Une dérogation pour l'armée

Le texte vise à interdire "l'utilisation sur les chiens et les chats de tout dispositif à décharge électrique, étrangleur sans boucle d'arrêt ou dont les pointes sont tournées vers le corps de l'animal". Tout contrevenant s'expose à une amende administrative de 750 euros, voire 3.750 euros en cas de récidive ou pour les professionnels du dressage.

Ajoutée en commission, une dérogation est prévue pour les services des armées utilisateurs de chiens et pour les opérations de capture d'animaux dangereux et errants. L'exception accordée aux militaires a été critiquée par la députée LFI Anne Stambach-Terrenoir.

La proposition de loi interdit aussi la vente, la cession onéreuse ou gratuite et la publicité de ces "colliers de dressage", passibles d'une amende administrative de 3.000 euros pour une personne physique et de 15.000 euros pour une personne morale.

La Fondation Brigitte Bard[...]

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