L'Assemblée nationale rejette les comptes 2021, nouveau couac pour les macronistes

L'Assemblée nationale à Paris le 19 juillet 2022  - Christophe ARCHAMBAULT © 2019 AFP
L'Assemblée nationale à Paris le 19 juillet 2022 - Christophe ARCHAMBAULT © 2019 AFP

Un nouveau couac pour les macronistes sans majorité absolue: l'Assemblée nationale a rejeté ce mercredi le projet de loi de règlement du budget 2021, une étape habituellement assez banale de validation des comptes publics. Les députés ont rejeté le texte par 173 voix contre 167, via une coalition des oppositions.

Ce projet de loi est un texte "technique qui revient sur l'année budgétaire écoulée et ne vise qu'à prendre acte de son exécution". Son rejet "n'entraîne pas de conséquence sur la programmation budgétaire de l'année 2023, ni sur la capacité de l'État à honorer ses engagements budgétaires au titre de l'année 2022", a relativisé le ministère des Comptes publics.

Le gouvernement comptait sur un dernier feu vert de l'Assemblée nationale lors de cette lecture définitive, après le rejet du texte au Sénat, où la droite a épinglé la situation "très dégradée des comptes publics", avec un déficit public à 6,4% du PIB en 2021.

"Les plus riches contribuent de moins en moins au budget de l'État"

Mercredi, les oppositions de droite et de gauche ont critiqué de concert un texte présenté avec "retard", en s'y opposant pour des raisons différentes. La droite LR a répété par la voix du député Patrick Hetzel que "la cote d'alerte sur les finances publiques est dépassée depuis bien longtemps".

À l'extrême droite, le RN Bryan Masson a accusé la majorité macroniste "d'errances économiques" entre "impôts sur les classes moyennes et populaires" et "inflation qui flambe".

À gauche, le socialiste Philippe Brun a évoqué la "méthode Coué" du gouvernement qui "s'est endormi", jugeant insuffisants les "42 milliards d'euros décaissés" en 2021 pour le plan de relance du gouvernement de 100 milliards d'euros.

L'Insoumis David Guiraud a "reconnu que l'épisode de Covid force à une certaine indulgence". Mais "les plus riches contribuent de moins en moins au budget de l'État", a-t-il dénoncé, pendant que l'écologiste Christine Arrighi pointait "l'inaction" climatique de l'exécutif.

Article original publié sur BFMTV.com

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