A l'Assemblée nationale, Didier Raoult dénonce les conflits d'intérêt et le lobbying de Gilead

Directeur de l'IHU Méditerranée Infection de  Marseille, Didier Raoult a été longuement questionné par la commission d'enquête sur la gestion de la crise du coronavirus.

Son audition était particulièrement attendu. Directeur de l'IHU Méditerranée Infection de Marseille, devenu un personnage médiatique, «malgré lui», a-t-il soutenu, Didier Raoult a pendant plus de trois heures distribué les bons et surtout les mauvais points dans la gestion de la crise du coronavirus. Après avoir expliqué qu'il n'était pas «devin», il a regretté avoir focalisé sur sa personne la guerre autour de l'hydroxychloroquine. «Je ne connais pas Trump, je ne connais pas Bolsonaro», a-t-il souligné avec ironie, expliquant «ne jamais avoir supporté une tension pareille». A plusieurs reprises, il a fustigé le conseil scientifique dont les avis ont beaucoup pesé sur les mesures prises par le gouvernement. «Je n'étais pas d’accord avec l’idée de ne pas généraliser les tests», a-t-il déclaré. «On ne peut pas étudier» une maladie nouvelle «si on ne teste pas». «La PCR est un examen simple, banal», a-t-il ajouté sur le sujet.

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Un "ovni" au conseil scientifique

«La manière dont ça s'est organisé est totalement archaïque», a-t-il encore estimé, critiquant le principe du système des centres nationaux de référence. Le test de diagnostic moléculaire du Covid-19 a été mis en place dès le 17 janvier par l'Institut Pasteur, centre national de référence (CNR) pour les virus respiratoires avec les Hospices Civils de Lyon. «L'idée qu'on ne pouvait pas faire les tests n'était pas vraie», a jugé Didier Raoult.Ce système de «petits CNR» a conduit leurs responsables à «considérer que la maladie est leur territoire», comme des «blaireaux dans leur terrier qui mordent si on s'en approche», a-t-il fustigé. Parmi le conseil scientifique, qui,pour lui, n'est pas(...)


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