L'Assemblée nationale adopte le projet de loi Climat en première lecture

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Au terme de semaines de débats passionnés, l'Assemblée nationale a adopté mardi le projet de loi Climat, vanté par la majorité comme un "marqueur du quinquennat" mais décrié par les écologistes pour ses "insuffisances" face à "l'urgence climatique". Des militants ont manifesté devant le Palais-Bourbon, mardi.

L'Assemblée nationale a adopté mardi en première lecture le projet de loi Climat, vanté par la majorité comme un "marqueur du quinquennat", mais décrié par la gauche et les écologistes pour ses "insuffisances". Inspiré par les travaux de la Convention citoyenne pour le climat, le texte a été voté par 332 voix contre 77, et 145 abstentions. Il est attendu au Sénat courant juin. Mis au vote en fin d'après-midi en première lecture, le texte a fait l'objet de plus de 110 heures de discussions dans l'hémicycle - parmi les records sous la Ve République - durant trois semaines jusqu'à mi-avril. Il est attendu au Sénat courant juin.

Porte-à-faux

Inspiré des travaux de la Convention citoyenne pour le climat (CCC) voulue par Emmanuel Macron, le projet gouvernemental comprend une batterie de mesures, dont la suppression de certaines lignes aériennes intérieures en cas d'alternatives de moins de 2h30 en train, la création d'un délit d'écocide ou l'interdiction de la mise en location des logements passoires thermiques en 2028.

Dans l'hémicycle, la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili, ancienne d'EELV, a défendu un texte "d'écologie pratique" et de "bon sens", "une véritable bascule culturelle globale". Le gouvernement se retrouve cependant en porte-à-faux avec des membres de la Convention citoyenne qui jugent leurs propositions "détricotées" et dont certains ont participé aux manifestations en faveur d'une "vraie loi climat" le 28 mars.

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