A l'Assemblée, un insoumis qualifie les députés RN de "fachos", qui claquent leurs pupitres pour protester

La dernière séance de l'examen du texte sur le pouvoir d'achat aura duré huit heures avant de se terminer à l'aube ce vendredi. Elle a été ponctuée d'invectives et d'insultes, de part et d'autre de l'hémicycle, en particulier entre le RN et la Nupes.

Tandis que les débats sur l'examen du texte pour le pouvoir d'achat se sont prolongés jusqu'au petit matin ce vendredi. Plusieurs incidents ont émaillé cette dernière séance. L'un d'eux s'est produit pendant l'étude des amendements de l'article 12, relatif à la sécurité d’approvisionnement en gaz.

"Bien sûr on connaît la stratégie de l'extrême droite qui agit comme la chauve-souris de la fable. Dans le parti des oiseaux, elle montre ses ailes. Dans le parti des fachos, elle montre son poil", a dénoncé le député LFI des Hauts-de-Seine Aurélien Saintoul, au micro de l'Assemblée.

Cette parodie de "La chauve-souris et les deux Belettes" de Jean de La Fontaine a scandalisé les députés RN, qui l'ont bruyamment fait savoir.

"Ramenez l'ordre dans vos troupes!"

Sitôt l'expression "parti des fachos" prononcée, le député de la Somme Jean-Philippe Tanguy a brandi le règlement. Hélène Laporte, présidente de séance et élue RN, a également rappelé à l'ordre l'élu de gauche.

"Vous ne connaissez pas La Fontaine?", a alors fait mine de s'étonner Aurélien Saintoul. "Je ne vous ai pas insultés, je vous ai caractérisés", a-t-il ajouté, à l'attention des députés Rassemblement national.

En réaction, les élus RN ont commencé à faire claquer leurs pupitres, empêchant Aurélien Saintoul de continuer son propos. "Ramenez l'ordre dans vos troupes", a-t-il réclamé à la vice-présidente de l'Assemblée. "Il me semblait que La Fontaine était le génie de la langue française et qu'au moins, vous le respecteriez", a-t-il ajouté sous les applaudissements de son camp.

"Vous vous comportez comme des zadistes"

En réponse, les pupitres du Rassemblement national ont claqué de plus belle, malgré les appels au calme de la présidente de séance. "C'est quand même incroyable!" s'est écriée Mathilde Panot. "Non mais c'est scandaleux là!", a-t-elle ajouté face au vacarme s'amplifiant.

"Je pense que vous vous comportez comme des zadistes", a alors commenté ironiquement le député de la Nupes en référence aux propos de Marine Le Pen qui avait qualifié l'union de la gauche de "Zad".

Les pupitres n'arrêtant pas leur vacarme, la présidente a fini par exiger une suspension de séance.

Quelques minutes plus tard, les débats ont repris. "Je rappelle que dans cet hémicycle, tout ne peut pas être dit, tout ne peut pas être fait", a toutefois prévenu Hélène Laporte à l'adresse de la Nupes et de son propre camp.

Quelques heures plus tôt, c'est elle qui avait été à l'origine d'un incident, provoquant également une suspension de séance. En donnant la parole à Jean-Philippe Tanguy, puis à Marine Le Pen dans la foulée, la vice-présidente RN du Palais-Bourbon a été accusée de "favoritisme" par les députés de la Nupes qui avaient fini par quitter l'hémicycle.

Article original publié sur BFMTV.com

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