L'Assemblée approuve la hausse de la "taxe Chirac" sur les billets d'avion

Cette augmentation de la "taxe Chirac" se traduira par une hausse des billets de 1,50 à 3 euros sur les vols en classe économique et de 9 à 18 euros sur les vols en classe affaires. Les liaisons entre le continent et la Corse ou les collectivités d'outre-mer seront épargnées.

L'Assemblée nationale a voté ce jeudi l'augmentation de "la taxe Chirac" sur les billets d'avion destinée à financer des infrastructures de transport au grand dam de la droite qui craint une fragilisation des compagnies aériennes françaises. La taxe de solidarité sur les billets d'avions (TSBA), dite "taxe Chirac" créée en 2005, est une taxe additionnelle à celle qui pèse déjà sur l'aviation civile due par les entreprises du secteur aérien public.

Imposée à toutes les compagnies aériennes qui embarquent des passagers sur le territoire français, à l'exception de certaines collectivités d'outre-mer, elle était jusqu'alors destinée à contribuer au financement des pays en voie de développement. L'article 20 du projet de budget pour 2020 voté par les députés prévoit son augmentation dans la limite de 230 millions d'euros au bénéfice de l'Agence de financement des infrastructure de transport de France (AFITF).

Cette augmentation se traduira par une hausse des billets de 1,50 à 3 euros sur les vols en classe économique et de 9 à 18 euros pour les classes affaires. Elle ne sera cependant pas appliquée aux liaisons entre le continent et la Corse ou les collectivités d'outre-mer.

"Proportions très raisonnables"

"Le gouvernement a fait le choix que le transport aérien participe aux infrastructures favorable à l'Environnement notamment le ferroviaire. On le fait dans des proportions très raisonnables", a plaidé la ministre de la Transition écologique et solidaire Elisabeth Borne.

"L'ensemble des taxes et des charges est supérieure en Allemagne et au Royaume-uni, deux pays qui ont pourtant des compagnies puissantes", a-t-elle fait valoir, jugeant normal que "le transport aérien contribue au financement de la mobilité dans tous les territoires".

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