L'article à lire pour comprendre le débat autour des réunions non mixtes

Mathilde Goupil
·1 min de lecture

Un petit air de déjà-vu. L'Unef, l'un des principaux syndicats étudiants, est au cœur d'une vive polémique pour avoir organisé des réunions de prise de parole en non-mixité, c'est-à-dire réservées à certaines catégories d'étudiants (femmes, personnes victimes de racisme, etc.). Ce n'est pas la première fois que ce principe choque : en 2017, le festival féministe Nyansapo avait notamment suscité des oppositions car il prévoyait des ateliers réservés aux femmes noires. Pourquoi cette pratique est-elle défendue par certains ? D'où vient-elle ? Est-elle légale ? Franceinfo fait le tour de la question.

Qu'est-ce qu'une réunion non mixte ?

"La non-mixité est le fait, pour des groupes militants, de restreindre certaines de leurs réunions ou certains moments de réunions aux personnes qui partagent un même problème, une même discrimination", explique à franceinfo Julien Talpin, chercheur en sciences politiques, qui a longuement étudié l'émergence du mouvement Black Lives Matter à Los Angeles (Etats-Unis).

Concrètement, les évènements non mixtes s'apparentent la plupart du temps à "des groupes de parole où les participants échangent en racontant quelle est leur expérience et ce pourquoi ils sont là", décrit Julien Talpin. Outre le militantisme (au sein du mouvement féministe, antiraciste, LGBT, etc.), la non-mixité est aussi utilisée dans le champ médical (entre patients qui partagent le même syndrome ou la même addiction) ou social (par exemple entre populations démunies).

"La (...)

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