L'arrêt de la Pologne sur l'UE réveille les eurosceptiques français

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Marine Le Pen lors d'une conférence consacrée à
Marine Le Pen lors d'une conférence consacrée à

POLITIQUE - Twoje zdrowie! Marine Le Pen, Éric Zemmour, François Asselineau ou encore Florian Philippot sont à deux doigts de sortir la vodka ce vendredi 8 octobre, pour saluer l’arrêt controversé pris jeudi par la Cour constitutionnelle de Pologne, qui conteste la primauté du droit européen sur le droit polonais (ce que Varsovie a pourtant accepté par référendum en 2003).

Une réaction aux inquiétudes de Bruxelles sur les réformes judiciaires menées par le parti conservateur nationaliste au pouvoir Droit et Justice (PiS) et jugées contraire à démocratie et l’état de droit. Ce qui est donc en contradiction avec les principes fondateurs de l’UE.

Une remise en cause inédite et “gravissime” décrite par Paris comme “une attaque contre l’UE”, puisque cet arrêt conteste les règles communes qui régissent le fonctionnement des institutions européennes. Ce qui pourrait aboutir, si la crise entre Bruxelles et Varsovie s’aggravait, à une sortie pure et simple de la Pologne de l’UE. “Le droit de l’UE prime sur le droit national, y compris les dispositions constitutionnelles”, a tonné de son côté la Commission européenne, rappelant que “tous les arrêts de la Cour lient toutes les autorités des États membres”.

Sans surprise, les eurosceptiques français et autres “frexiters” ne partagent pas cet alarmisme. Marine Le Pen, qui promettait en 2017 de sortir de l’euro, a dénoncé le “mépris” et “l’autoritarisme” de la Commission européenne. ”Élue Présidente, je ferai réaffirmer la primauté des lois et juridictions nationales”, assure-t-elle.

Même discours du côté d’Éric Zemmour. “Il est temps de rendre au droit français sa primauté sur le droit européen”, écrit le quasi-candidat dans un communiqué aux faux airs de publications programmatiques. “Je soutiens pleinement le peuple polonais et son gouvernement dans l’affirmation de l’autonomie de leur ordre juridique”, poursuit le polémiste, qui entend “tirer toutes les conséquences de ce coup d’État fédéraliste par la Commission de Bruxelles”. Et d’ajouter: “La France doit refuser que des juridictions étrangères lui imposent leur politique et leur idéologie”.

À noter que ni Marine Le Pen ni Éric Zemmour ne disent comment ils comptent faire primer le droit français sur le droit européen. Et pour cause, pour ce faire, il faudrait sortir des traités que la France a ratifiés. Et pour sortir de de traités, il faudrait un référendum qui remettrait en cause l’adhésion de la France à l’UE, laquelle est d’ailleurs inscrite dans notre Constitution. Un repoussoir électoral que le candidat putatif et sa concurrente d’extrême droite prennent soin de ne pas mentionner.

Ce qui n’est pas le cas des “frexiters” purs et durs, tels que Florian Philippot et François Asselineau, qui applaudissent ce qui ressemble pour eux au premier acte d’un “Polexit” qu’il faudrait imiter. “La Pologne débat du ’Polexit’ alors qu’elle bénéfice de fonds européens: ça prouve l’immensité du malaise! Nous qui payons avons encore plus de raisons de partir!”, estime par exemple le président des Patriotes, quand son homologue de l’UPR salue un événement qui “ouvre le chemin à une fragmentation de l’Europe et qui devrait aboutir à sa disparition”.

À voir également sur Le HuffPost: Marine Le Pen fait un retour offensif sur l’immigration, voici pourquoi

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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