Dans l'arnaque au "faux Le Drian", jusqu'à 11 ans de prison pour les six hommes condamnés

Le HuffPost avec AFP
Deux hommes, considérés comme les cerveaux d'une escroquerie consistant à se faire passer pour Jean-Yves Le Drian, ici en novembre à Bruxelles, ont été condamnés à sept et onze ans de prison.

JUSTICE - L’arnaque a coûté 55 millions d’euros à trois personnes. Le tribunal correctionnel de Paris a condamné ce mercredi 11 mars à sept et 11 ans d’emprisonnement deux hommes, considérés comme les cerveaux d’une escroquerie qui a consisté à se faire passer pour le ministre Jean-Yves Le Drian auprès de riches personnalités.

Gilbert Chikli, 54 ans, a été condamné le plus lourdement, avec une peine de dix ans à laquelle s’ajoute une peine complémentaire d’un an pour “prise du nom d’un tiers”. Il a aussi été condamné à deux millions d’euros d’amende.

Son coprévenu de 35 ans, Anthony Lasarevitsch, a été condamné à sept ans d’emprisonnement et à une amende de un million d’euros.

Cinq autres hommes, âgés de 27 à 49 ans, étaient poursuivis pour des complicités à différents degrés. L’un d’entre eux a été relaxé et les quatre autres condamnés à des peines allant de 15 mois avec sursis à cinq ans de prison.

“C’est un scandale!”, s’est emporté Gilbert Chikli dans le box, à l’énoncé du jugement. “Vous devriez avoir honte”.

En costume et masque de Jean-Yves Le Drian

Le tribunal a considéré que ces deux hommes, qui ont vigoureusement contesté les faits pendant leur procès en février, étaient bien derrière cette vaste arnaque. L’escroquerie a consisté, entre 2015 et 2017, à appeler des personnalités en se présentant comme Jean-Yves Le Drian, alors ministre de la Défense. Il est devenu depuis ministre des Affaires étrangères.

Les escrocs demandaient une aide financière d’urgence pour des opérations secrètes de l’État français -lutte contre le terrorisme ou libération d’otages en Syrie- tout en promettant un remboursement immédiat de la Banque de France.

Dans certains cas, ils n’ont pas hésité à organiser des vidéoconférences, enfilant un costume et un masque du ministre et s’asseyant derrière un bureau soi-disant installé dans le sous-sol du ministère.

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