L'armée turque dément avoir bombardé un hôpital à Afrin

Dans le nord de l'enclave d'Afrin. L'armée turque a démenti samedi avoir bombardé un hôpital dans l'enclave d'Afrin, où elle mène une offensive visant à déloger les miliciens kurdes des Unités de protection du peuple (YPG). /Photo prise le 15 mars 2018/REUTERS/Khalil Ashawi

ISTANBUL (Reuters) - L'armée turque a démenti samedi avoir bombardé un hôpital dans l'enclave d'Afrin, où elle mène une offensive visant à déloger les miliciens kurdes des Unités de protection du peuple (YPG).

L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH) et les combattants du YPG ont rapporté vendredi soir qu'une frappe aérienne turque sur le principal hôpital d'Afrin avait fait 16 morts.

"Les rapports selon lesquels les forces turques ont bombardé un hôpital à Afrin sont faux", écrit l'armée sur Twitter, ajoutant qu'elle menait ses opérations de manière à ne pas blesser les civils.

Près de deux mois après le début de l'opération "Rameau d'olivier", l'armée turque, appuyée par des rebelles syriens, a parachevé en début de semaine l'encerclement de la ville et ses abords immédiats.

Selon l'OSDH, au moins 150.000 personnes ont fui l'enclave d'Afrin depuis mercredi, ajoutant que l'armée turque avait pilonné la ville dans la nuit de vendredi à samedi.

Hevi Mustafa, haute responsable de l'administration civile d'Afrin, affirme que les habitants ont quitté la ville pour rejoindre d'autres villages détenus par les Kurdes, mais aussi des zones contrôlées par le régime.


(Dominic Evans, avec Ellen Francis à Beyrouth, Arthur Connan pour le service français)

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