L'armée en renfort dans un foyer épidémique du sud de l'Italie où ont lieu des affrontements

Une zone rouge a été instituée le 22 juin dans un quartier-ghetto de Mondragone, ville de 128 000 habitants située dans la région de Naples, car une cinquantaine de travailleurs agricoles bulgares ont été contaminés au coronavirus. De fortes tensions entre Italiens et migrants ont éclaté au point de devoir faire appel à l’armée qui est arrivée ce vendredi 26 juin pour blinder la zone d’isolement et contrôler la situation qui reste tendue.

De notre correspondante à Rome,  Anne Le Nir

Mondragone est une commune napolitaine entourée de champs de tomates où des ouvriers agricoles étrangers sont engagés pour la récolte, souvent au noir et sous le contrôle de la camorra, la mafia locale. Ici, il s’agit surtout de Bulgares. Une communauté de 700 personnes dont 49 ont été identifiées positives au coronavirus.

Au cours des dernières heures, de fortes tensions ont éclaté entre des Italiens et des Bulgares sortis de leur zone de confinement, pour protester contre leurs conditions de vie. Le président de la région a donc fait appel à l’armée pour rétablir l’ordre.

Une cinquantaine de militaires, aidés par la police ont verrouillé la zone de mise en quarantaine et vont permettre de poursuivre les tests sur l’ensemble de la population Mais si plus de 100 cas de contagion sont détectés toute la ville sera déclarée zone rouge, ce qui risque de provoquer une véritable guérilla entre les Bulgares et les Italiens.