L'armée israélienne dément avoir frappé une «zone humanitaire» à l'ouest de Rafah

À Gaza, la Défense civile annonce la mort de 21 personnes dans une nouvelle frappe israélienne mardi 28 mai sur un camp de déplacés à Rafah, dans le sud du territoire palestinien. Et cela, deux jours après le bombardement meurtrier qui a causé la mort de 45 personnes, selon les autorités locales.

Vingt-et-un morts, c'est le bilan donné mardi par la Défense civile et par le ministère de la Santé à Gaza, qui précise qu'en outre, 64 personnes ont été blessées, dont dix grièvement. Des images circulant sur les réseaux sociaux montrent des corps allongés dans le sable. Un lieu est donné : la zone d'Al-Mawasi, censée être sécurisée, à l'ouest de Rafah. Pour l'instant, aucune confirmation officielle des autorités locales.

Quant à l'armée israélienne, elle dément. L'armée « n'a pas frappé la zone humanitaire à Al-Mawasi », peut-on lire dans le communiqué.

Dans la journée, l'Agence France-Presse a également fait état de l'avancée de chars israéliens dans la ville de Rafah, stratégique, on le rappelle, au sud de la bande de Gaza, à la frontière égyptienne.

Israël y a lancé une opération début mai et a pris le point de passage, empêchant l'acheminement de l'aide humanitaire. Et malgré les condamnations internationales après le bombardement israélien de dimanche soir, qui a provoqué la mort de 45 Palestiniens réfugiés sous des tentes, on a l'impression que rien n'arrête cette offensive. Depuis le début du conflit, 36 000 Palestiniens dont 15 000 enfants ont été tués.


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