L'armée française veut tester des dirigeables pour faire de la surveillance à haute altitude

L'armée française veut tester des dirigeables pour faire de la surveillance à haute altitude

Le projet de Stratobus, lancé en 2016, se présente comme un ballon dirigeable stratosphérique de 140 mètres de long, gonflé à l'hélium et propulsé par quatre moteurs électriques. Une démonstration en vol devrait avoir lieu en 2023.

Le ministère français de la Défense a confié à Thales et Thales Alenia Space (TAS) un "contrat d'étude de concept" pour développer des moyens de surveillance depuis un ballon volant dans la haute atmosphère, le Stratobus, ont annoncé cette semaine les deux sociétés.

Ce contrat passé par la Direction générale de l'armement (DGA), dont le montant n'a pas été précisé, porte sur l”"étude d'un concept opérationnel d'une mission ISR" (intelligence, surveillance, reconnaissance) ainsi que sur "l'étude d'un concept de démonstrateur échelle 1 capable de voler dans la stratosphère", affirment Thales et TAS, coentreprise entre le français Thales (67%) et l'Italien Leonardo (33%), dans un communiqué commun.

Des moteurs alimentés le jour par des panneaux solaires

Il a "pour objet d'évaluer la pertinence des solutions stratosphériques persistantes de type Stratobus pour les besoins de défense et marque une étape clé vers la définition d’une éventuelle solution opérationnelle en lien avec les utilisateurs", affirme Jean-Philippe Chessel, directeur de la ligne de produits Stratobus, cité dans le communiqué. L'objectif est, selon lui, d'aboutir à une démonstration en vol en 2023.

Le projet de Stratobus, lancé en 2016, se présente comme un ballon dirigeable stratosphérique de 140 mètres de long, gonflé à l'hélium et propulsé par quatre moteurs électriques eux-mêmes alimentés le jour par des panneaux solaires et la nuit par des batteries (...)

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