Dans l'Arkansas, pas de sursis pour la peine de mort

Libération.fr
Manifestation contre la peine de mort devant la Cour suprême, à Washington, le 17 janvier.

L'Arkansas a exécuté jeudi soir son premier condamné à mort depuis douze ans. Et prévoit trois autres mises à mort dans les jours à venir. La cause de cette précipitation ? La péremption à la fin du mois du Midazolam, un sédatif utilisé lors de l’exécution qui est de plus en plus difficile à trouver.

Douze ans que l’Arkansas n’avait pas procédé à une exécution. Jusqu’à jeudi soir. Ledell Lee, 51 ans, dont vingt passés dans le couloir de la mort, a été tué par injection létale dans la prison de Cummins, à Little Rock. Il était accusé du meurtre en 1993 de Debra Reese, alors âgée de 26 ans. Lee réclamait des tests ADN pour prouver son innocence. En vain.

Lee est loin d’être un cas isolé. Cette semaine, le gouverneur de l’Arkansas, Asa Hutchinson, a autorisé par décret le 10 mars l’exécution de sept autres condamnés à mort entre le 17 et le 27 avril. Huit exécutions en seulement dix jours. Du jamais vu aux Etats-Unis depuis que la Cour suprême a rétabli la peine de mort en 1976, selon le Death Penalty Information Center. La cause de cette soudaine application de la peine de mort ? La péremption à la fin du mois d’avril du Midazolam, un sédatif utilisé lors de l’exécution. Depuis 2005, l’Arkansas, comme d’autres Etats américains pratiquant la peine de mort, connaît une pénurie de cette substance. L’Etat désigne les «militants anti-peine de mort» comme responsables de cette pénurie et dénonce «les menaces et les intimidations» exercées sur les fabricants et les fournisseurs pour l’empêcher d’obtenir ces médicaments.

«Pour certains Etats, la question de l’approvisionnement de drogues utilisées pour l’injection létale est devenue un vrai problème, décrit Simon Grivet, chercheur associé au Centre d’études nord-américaines (Cena) de l’EHESS. Et ce depuis que plusieurs ONG, dont Amnesty et Reprieve, ont réalisé une grande campagne pour faire pression sur les laboratoires pharmaceutiques et dénoncer le fait que leurs produits sont utilisés pour les exécutions». Impossible (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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