L'Arizona veut rouvrir les chambres à gaz

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Et exécuter les condamnés au Zyklon B. 

Fin mai, les Américains ont découvert dans le journal The Guardian le dernier rebondissement en date de l'épopée des États désireux de continuer à faire fonctionner leurs rouages de mort: l'Arizona a décidé de réinstaurer la chambre à gaz. Cette nouvelle est arrivée à la suite des incessantes tentatives des élus républicains de cet État de reprendre les exécutions après une interruption de sept années. 

C'est après l'injection létale ratée de Joseph Wood, en 2014, que l'Arizona a arrêté de tuer les détenus condamnés à la peine capitale. Wood est mort au bout de deux heures, au cours desquelles on lui a injecté un total de 750mg de midazolam et d'hydromorphone, soit quinze fois les quantités indiquées dans le protocole d'exécution de l'État. Son agonie n'a été qu'un spectacle épouvantable parmi tant d'autres qui ont marqué l'histoire récente des injections létales. 

Le projet d'ajouter la mort par cyanure d'hydrogène (aussi connu sous le nom de Zyklon B) aux possibilités qui existent déjà, c'est-à-dire avoir recours au même gaz que celui qu'utilisèrent les nazis à Auschwitz, révèle jusqu'où les partisans de la peine capitale sont prêts à aller pour faire fonctionner la machine de mort. Ajouter la chambre à gaz à l'injection létale dans l'arsenal des méthodes d'exécution approuvées, c'est ignorer la répugnante vérité de l'épouvantable histoire des chambres à gaz.  

Le Nevada, pionnier dès 1921

Quelle ironie que ce soit justement l'Arizona qui fasse cette démarche, cet État qui en 1999 a réalisé la dernière et l'une des plus terrifiantes exécutions par gaz mortel. Les témoins de la mort de Walter LaGrand, condamné pour vol et meurtre commis en 1982, ont raconté que l'homme avait terriblement souffert, qu'il avait suffoqué et avait étouffé pendant plus de 18 minutes avant de... 

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