L'argent, point faible de Vladimir Poutine et angle d'attaque d'Alexeï Navalny

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C'est une attaque frontale que Vladimir Poutine ne laissera sans doute pas impunie. En diffusant une longue enquête – enregistrée avant son arrestation – sur le palais de Guélendjik, au bord de la mer Noire, dont le président russe serait le bénéficiaire, Alexeï Navalny a en effet abordé un sujet hautement sensible au Kremlin : l'argent. La vidéo décrit avec moult détails le faste de cette propriété de 7.000 hectares. Avec ses vignobles, son enceinte de hockey sur glace, son théâtre et son casino, elle est estimée par l'activiste à 100 milliards de roubles (1,1 milliard d'euros).

Certes, l'affaire n'est pas nouvelle puisque l'existence de cette propriété et son possible lien avec Poutine avaient été révélés en 2010. Le lieu faisait depuis régulièrement l'objet d'articles, tous rejetés en bloc par le pouvoir. "Ce qui est nouveau en revanche dans la vidéo de Navalny, ce sont les circuits financiers qui ont permis sa construction", souligne Roman Shleynov, journaliste au collectif OCCRP (Organized Crime and Corruption Reporting Project).

De l'argent qui "dort en Suisse, en Europe, aux États-Unis"

En l'occurrence, ce sont deux obligés du chef de l'État, le patron du géant pétrolier Rosneft, Igor Setchine, et l'homme d'affaires Guennadi Timtchenko, qui auraient mis la main à la poche pour financer les travaux. Selon Navalny toujours, c'est le FSB qui en est le propriétaire. "Pas étonnant, réagit Vladimir Kara-Murza, directeur adjoint de l'ONG Open Russia. Les services de renseigne...


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