Larcher aux sénateurs LR: "Je ne souhaite pas être le Premier ministre de Macron"

Le président du Sénat Gérard Larcher lors de la grande soirée de mobilisation contre la montée de l'antisémitisme en Europe, Paris, le 3 juin 2024 (GEOFFROY VAN DER HASSELT)
Le président du Sénat Gérard Larcher lors de la grande soirée de mobilisation contre la montée de l'antisémitisme en Europe, Paris, le 3 juin 2024 (GEOFFROY VAN DER HASSELT)

Le président du Sénat Gérard Larcher, dont le nom circule comme possible chef de gouvernement, a assuré mardi lors d'une réunion de groupe avec les sénateurs Les Républicains (LR), qu'il ne souhaitait "pas être le Premier ministre d'Emmanuel Macron", ont indiqué des participants à l'AFP.

"Je veux faire taire aujourd’hui un certain nombre de rumeurs dont on connaît les origines et destinées à affaiblir notre camp à la veille des élections européennes", a-t-il affirmé, assurant que son engagement aux côtés de la tête de liste LR François-Xavier Bellamy était "total".

Selon les mêmes sources, le président du Sénat s'est non seulement engagé à poursuivre sa "tâche dans une institution qui reste le seul contrepouvoir de la République", mais il a brandi la menace d'un appel aux députés LR à voter une motion de censure à la rentrée "si le budget de 2025 est dans la même trempe que celui de 2024".

M. Larcher a toutefois reconnu que des circonstances exceptionnelles pourraient altérer cette analyse.

"Pour être définitivement clair: oui dans une crise, si crise il devait y avoir, la décision appartient au président de la République. Je ne fais que le constat de ce que prévoit la Constitution", a-t-il dit.

Dans un récent entretien à l'AFP, le président du Sénat avait souligné "qu'il faudra bien qu'on apporte une réponse" après les élections européennes, nourrissant les spéculations sur l'idée d'une coalition entre la droite et la majorité.

Des déclarations qui ont relancé de plus belle les rumeurs qui le verraient accéder à Matignon. "Tout le monde bruisse de rendez-vous secrets. Depuis le 7 mars (date de son dernier entretien avec Emmanuel Macron, ndlr), il n'y en a pas eu. Je ne suis demandeur de rien", avait-il aussi affirmé.

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