L'arbre le plus vieux du monde aurait 5484 ans

CRISTIAN KOVADLOFF / ANADOLU AGENCY / AFP

Un cyprès de Patagonie situé dans le parc national d'Alerce Costero, au Chili, serait l'arbre le plus vieux du monde. Un chercheur chilien a estimé son âge à 5484 ans grâce à un modèle statistique.

Il aurait germé au même moment que la naissance de l’écriture… et il est toujours en vie ! Un cyprès de Patagonie (Fitzroya cupressoides) aurait 5484 ans. Connu au Chili sous le nom de "Gran Abuelo" - arrière-grand-père - il serait le plus vieil arbre recensé de la planète. Jonathan Barichivich, le chercheur à l’origine de cette estimation, n’est autre que le petit-fils du garde forestier qui a découvert le spécimen en 1972.

La compilation de données de centaines d’autres cyprès pour obtenir une tendance de croissance

A l’époque, le large tronc de 4 mètres de diamètre empêche de forer jusqu'à atteindre le cœur du cyprès pour compter toutes ses cernes. La méthode classique de datation d’un arbre - une cerne égale une année - ne pouvait donc pas être utilisée. Et il était hors de question pour Jonathan Barichivich, aujourd'hui membre du laboratoire des sciences du climat et de l'environnement du CNRS, de le couper. 50 ans plus tard, le chilien a donc développé un modèle statistique. Il a créé des courbes de croissance afin de déterminer l'âge probable du cyprès.

Car la croissance d'un arbre n’est pas linéaire : les cyprès de Patagonie ont des périodes successives de fortes et de faibles croissances. Cette fluctuation est due au climat, à la compétition entre les arbres et à des facteurs aléatoires comme l'explique pour Sciences et Avenir Jérôme Lopez-Saez, dendrochonologue à l'Université de Genève. "Un arbre est rythmé au cours de sa vie par son environnement. Beaucoup de paramètres peuvent réduire ou augmenter sa croissance : les succession de climat chaud et froid, les insectes, les feux et les humains participent à la variabilité annuelle de la croissance d'un arbre. L'âge compte également ; dans sa période juvénile, un arbre a une croissance qui n'est pas régulière. C’est donc le vrai dilemme de son étude". Pour limiter cette variabilité, Jonathan Barichivich a compilé des données de centaines d’autres cyprès de la région pour obtenir une tendance de croissance. P[...]

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