L'Arabie saoudite remplace son ministre de l'Energie

Le roi Salmane d'Arabie saoudite a nommé un de ses fils ministre de l'Energie en remplacement de Khalid al-Falih. Un remaniement majeur au sein de ce poids lourd de l'Opep affecté par la faiblesse des cours du pétrole.

La nomination du prince Abdel Aziz ben Salmane, demi-frère du puissant prince héritier Mohammed ben Salmane, survient alors que le royaume prépare l'introduction en Bourse du géant pétrolier public Aramco à l'horizon 2020-2021 en espérant des conditions de marché plus favorables.

Le limogeage de Khalid al-Falih survient quelques jours après son remplacement au poste de président d'Aramco par Yassir al-Roumayyan, le patron du fonds souverain saoudien supervisant un ambitieux plan de diversification de l'économie du royaume, fortement dépendant de l'or noir.

Outre son départ de la tête d'Aramco, Khalid al-Falih avait également vu ses compétences amoindries au sein du gouvernement en perdant un des portefeuilles attachés à son ministère, celui de l'Industrie et des Ressources minières.

Homme de confiance

Son successeur, le prince Abdel Aziz ben Salmane, « travaille au ministère du Pétrole depuis plusieurs décennies », a expliqué Ali Shihabi, fondateur de l'ancien think-tank pro-saoudien Arabia Foundation. Il « a participé à presque toutes les réunions de l'Opep depuis lors, et il apporte avec lui une grande expérience institutionnelle », a-t-il ajouté.

Sa nomination concentre encore davantage le pouvoir aux mains de la famille du roi Salmane. Son autre fils, le prince Mohammed, contrôle les principaux leviers du pouvoir et est l'héritier du trône. Et son fils cadet, le prince Khaled ben Salmane, est ministre adjoint de la Défense.

Les analystes avaient vu dans la mise à l'écart de Khalid al-Falih d'Aramco le signe d'un mécontentement au sein du pouvoir saoudien quant aux cours actuels du brut, jugés trop bas pour permettre une entrée en Bourse d'Aramco dans des conditions optimales.

(avec AFP)