L'Arabie saoudite fortement soupçonnée d'avoir piraté le téléphone portable du patron d'Amazon

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Il faut savoir choisir ses amis. Un rapport de deux responsables de l'ONU qui doit être publié ce mercredi 22 janvier établit l’existence d’éléments suffisants pour réclamer des enquêtes de Washington et Riyad sur le piratage du téléphone portable du patron-fondateur d'Amazon, Jeff Bezos, par l'Arabie saoudite. David Kaye, rapporteur spécial pour la liberté d'expression et Agnes Callemard, rapporteure spéciale pour les exécutions extrajudiciaires des Nations Unies, confirment les conclusions auxquelles étaient déjà arrivés l'année dernière des enquêteurs mandatés par le milliardaire. D'après le journal britannique The Guardian, le piratage a été permis par un message envoyé le 1er mai 2018 via l'application WhatsApp venant du prince héritier du royaume, Mohammed ben Salmane, dit "MBS".

Tout avait pourtant si bien commencé entre les deux hommes. Quelques semaines avant cet échange, Bezos et MBS avaient assisté ensemble à un dîner chez un producteur très prisé à Hollywood, dans le cadre de la tournée du prince héritier en Amérique. A l'époque, cette dernière avait été saluée par de nombreux observateurs comme un effort pour donner une image plus "moderne" du royaume saoudien. De Harvard à Los Angeles, saluant tout aussi bien le président que des stars comme Oprah Winfrey ou Dwayne "The Rock" Johnson, MBS, 32 ans, avait été accueilli très chaleureusement par les élites américaines.

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