#LaQuestionDeLaura: la lycéenne qui a interpellé Macron a inspiré un mouvement sur Twitter

Laura, une lycéenne de 18 ans, interpelle dans le Tarn Emmanuel Macron sur la présence dans le gouvernement de Gérald Darmanin et Damien Abad, accusés de violences sexuelles, le 9 juin 2022 - BFMTV
Laura, une lycéenne de 18 ans, interpelle dans le Tarn Emmanuel Macron sur la présence dans le gouvernement de Gérald Darmanin et Damien Abad, accusés de violences sexuelles, le 9 juin 2022 - BFMTV

Une lycéenne qui inspire les réseaux sociaux. Jeudi, alors qu'Emmanuel Macron était en déplacement dans le Tarn, une jeune femme l'a interpellé au beau milieu d'un bain de foule. "Vous mettez à la tête de l’Etat des hommes accusés de viols et de violences sur les femmes. Pourquoi ? S’il vous plaît, répondez-moi", lui a-t-elle demandé.

Le président de la République a répondu qu'il encourageait la libération de la parole, mais cela n'a pas suffi à contenter la jeune femme. "J'ai pas eu de réponse", a regretté sur BFMTV la jeune femme de 18 ans prénommée Laura. Et il semblerait qu'elle ne soit pas la seule à être frustrée par les explications du chef de l'État.

"Bonjour @EmmanuelMacron"

Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes, notamment en provenance des sphères féministes, ont repris les mots de la lycéenne pour interpeller le président.

"Bonjour @EmmanuelMacron, pourquoi mettez-vous à la tête de l'État des hommes accusés de viols et de violences sur les femmes?", a-t-on pu lire sur Twitter, le tout affublé du hashtag #LaQuestionDeLaura. Une manière de reprocher au pensionnaire de l'Élysée d'avoir nommé Gérald Darmanin ou encore Damien Abad au gouvernement.

Depuis vendredi, ces tweets se retrouvent en tendances France sur le réseau social, avec plus de 55.300 posts publié ce dimanche. Parmi les personnalités qui ont posé la fameuse question, l'on retrouve des féministes comme Caroline De Haas, des politiciens comme la candidate aux législatives pour la Nupes Charlotte Minvielle ou encore des influenceurs à l'instar de l'historienne et vulgarisatrice Manon Bril.

Une "intimidation" des gendarmes?

Malgré l'ampleur du phénomène, Emmanuel Macron n'est pas revenu sur l'affaire qui a eu lieu dans les dernières heures de la campagne des élections législatives. Pourtant, ce dossier a pris une autre ampleur après que des gendarmes ont pris l'initiative de rendre visite à Laura alors que celle-ci était en plein cours vendredi. Ils lui ont notamment proposé de porter plainte car elle s'était définie comme une victime d'agression sexuelle, avant de lui expliquer qu'elle n'aurait pas dû interpeller le président de la sorte.

Face au tollé sur les réseaux sociaux, la gendarmerie a souhaité se faire pardonner. "Nous tenons à nous excuser auprès d’elle si notre démarche d’aller à sa rencontre au lycée a été mal perçue et qu’elle considère que nous avons été maladroits", ont-ils écrit. Laura a en effet estimé qu'il n'était pas "anodin" que les forces de l'ordre viennent la voir dans son lycée après la séquence, allant jusqu'à parler "d'intimidation".

Article original publié sur BFMTV.com

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