L'appel d'un chef des urgences : "Faites gaffe, il se passe quelque chose de très grave"

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Patrick Goldstein pointe sur Europe 1, mardi matin, la situation actuelle très inquiétante dans les hôpitaux en raison du coronavirus. Pour le chef des urgences du CHRU de Lille, il n'y a aucun doute : "Nous savons tous que le plus difficile est devant nous."

Patrick Goldstein est le chef du service des urgences du CHRU de Lille. Sur Europe 1, mardi matin, il lance un appel qu'il espère entendu au plus vite : les services de santé vont être très prochainement saturés si la population ne prend pas conscience de la dangerosité de la seconde vague de coronavirus. La "prise de conscience" ne doit pas être que locale, car un reconfinement généralisé n'est d'après lui pas à exclure.

Une situation pire qu'en mars à Lille

Tout part du constat du moment, qui sera sûrement à revoir dans quelques jours : dans la métropole lilloise, "la situation est largement au niveau du mois de mars", lors de la première vague de l'épidémie. "Nous pensons que l'impact que nous allons vivre, parce que le plus difficile est dans les 15 jours, trois semaines qui vont venir, va être supérieur à ce que d'aucuns appellent la première vague", anticipe Patrick Goldstein, par ailleurs patron du Samu du Nord.

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Cette situation plus problématique qu'au printemps s'explique par un profil clinique des patients qui a évolué : "La plupart des patients 'suspects' de coronavirus venaient dans nos services d'urgence, mais beaucoup en ressortaient. Tous n'étaient pas hospitalisés", se rappelle le patron des urgences lilloise. "Là, c'est radicalement différent, avec une circulation virale exponentielle, inquiétante, majeure. Les patients vont arriver au bout du septième ou du dixième jour et ...

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