L'antisémitisme a été amplifié par l'invasion russe de l'Ukraine

AFP - STR

La désinformation et la haine des juifs ont « fleuri » sur internet depuis le début de l'invasion russe, aggravant un processus déjà enclenché par la pandémie de Covid-19, selon un rapport européen publié ce jeudi 3 novembre.

« L'épidémie de coronavirus et l'agression de la Russie contre l'Ukraine ont encore alimenté l'antisémitisme, qui demeure un grave problème », estime Michael O'Flaherty, le directeur de l'Agence européenne des droits fondamentaux (FRA).

Mais quel rapport entre la guerre en Ukraine et la montée des actes antisémites ? L'Union européenne (UE) s'est penchée en juin sur les conséquences de l'invasion russe de l'Ukraine et selon ce rapport publié en anglais « les risques de faux récits alimentent l'antisémitisme », alors que la Russie a justifié sa guerre en « utilisant de manière abusive des termes tels que celui de nazi » pour qualifier le gouvernement en Ukraine, estime la FRA.

« Les communautés juives à travers l'Europe » ont été « profondément affectées » par la haine en ligne dans le contexte de l'invasion russe et de l'épidémie, poursuit-il.

Manque de données

Par ailleurs, l'organisme basé à Vienne, en Autriche, juge que « l'enregistrement des incidents antisémites reste médiocre dans toute l'Europe », la collecte variant dans chaque pays. Certains, comme la Hongrie et le Portugal, ne rassemblent aucune statistique officielle, ce qui rend impossible toute comparaison à l'échelle des vingt-sept membres de l'UE.

Dans certains pays, comme l'Autriche ou la Finlande, la plupart des incidents enregistrés ont eu lieu sur Internet.


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