L’annulation de la dette Covid-19 est « inenvisageable »

Source AFP
·1 min de lecture
« Si l'énergie dépensée à réclamer une annulation de la dette par la BCE était consacrée à un débat sur l'utilisation de cette dette, ce serait beaucoup plus utile ! », estime Christine Lagarde (illustration).

La présidente de la Banque centrale européenne Christine Lagarde s’est opposée à l’appel d’une centaine d’économistes et prévoit une reprise économique.

L'annulation de la dette Covid-19 est « inenvisageable » et serait « une violation du traité européen qui interdit strictement le financement monétaire des États », a souligné dans le Journal du dimanche la présidente de la Banque centrale européenne (BCE) Christine Lagarde.

« Cette règle constitue l'un des piliers fondamentaux de l'euro », a expliqué Christine Lagarde dans l'hebdomadaire français. « Si l'énergie dépensée à réclamer une annulation de la dette par la BCE était consacrée à un débat sur l'utilisation de cette dette, ce serait beaucoup plus utile ! À quoi sera affectée la dépense publique ? Sur quels secteurs d'avenir investir ? Voilà le sujet essentiel aujourd'hui. »

À LIRE AUSSIDelhommais ? Notre étrange mansuétude sur la dette

Faciliter la reconstruction en annulant la dette

Plus de 100 économistes ont lancé vendredi 5 février un appel à annuler les dettes publiques détenues par la BCE pour faciliter la reconstruction sociale et écologique après la pandémie de Covid-19.

« Nous nous devons à nous-mêmes 25 % de notre dette et si nous remboursons cette somme, nous devrons la trouver ailleurs, soit en réempruntant pour faire rouler la dette au lieu d'emprunter pour investir, soit en augmentant les impôts, soit en baissant les dépenses », expliquent ces économistes, parmi lesquels 50 Français, dont Thomas Piketty (École d'économie de Paris), l'ancien ministre belge Paul Magnette et l'ancien commissaire européen hongrois Andor Lazlo (...)

Lire la suite

Ce contenu peut également vous intéresser :