Une langue disparaît tous les 15 jours, une menace pour l'identité des peuples autochtones

Brut.

"Quand nous perdons notre langue, nous perdons nos valeurs", explique Yamalui Kuikuro, membre de la tribu Kuikuro. Lorsqu'un dialecte disparaît, c'est aussi le fruit d'un héritage ancien qui s'évanouit. Tous les 15 jours, une langue s'éteint dans le monde et ce rythme n'a fait que s'accélérer ces dernières années. "Est-ce que ma langue sera transmise aux générations suivantes ?", c'est la question que se pose quotidiennement Mu'u Ka'angena, aborigène de Taïwan.

Les causes de cette extinction

La linguiste Colette Grinevald précise qu'aux États-Unis, "45 % des langues ont disparu entre le temps de la colonisation et le 20ème siècle." En effet, les massacres, les maladies et les famines causés par la colonisation ont fortement participé à cette extinction linguistique. Ce fléau a été perpétué par les écoles qui ont éradiqué certains dialectes au profit d'une langue officielle. Ainsi, le français a été imposé en Nouvelle-Calédonie comme l'anglais au Canada. À ce sujet, le Premier ministre canadien Justin Trudeau a souligné que "pour les peuples indigènes du Canada, cette expérience a surtout été synonyme d'humiliation, de négligence."

Outre ces facteurs extérieurs, certains autochtones ont perpétré un "suicide linguistique" en rendant (...)

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