"L'Ange rouge" : le premier volume puissant et cinglant d'une série policière de François Médéline

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Le premier cadavre : le sexe et les testicules ont été scalpés. La face a été lacérée, la chair est à vif. Deux billes de verre azur ont été comme enfoncées au marteau dans le fond des orbites. Un crucifié posé sur un radeau qui glisse sur la Saône. Et un dessin d'orchidée. L'émasculation a été pratiquée post mortem. Le commandant de police, Alain Dubak, a eu une mauvaise idée ce midi. Il a mangé des raviolis qui lui remontent jusqu'aux amygdales. Le ton est donné. Distancié et cynique. François Médéline et son Ange rouge, premier volume d'une série policière à venir, ne fait pas dans la dentelle.

Exploser les stéréotypes

Son dernier roman est un pavé musclé de plus de cinq-cents pages avec une frappe verbale aussi puissante que cinglante. Du polar nerveux, viril où les Dragibus et autres CarenSac ne sont plus forcément des bonbons à donner aux petits enfants sages. Le commandant Dubak l'appelle son "groupe criminel". Il va du numéro 1 au numéro 7. Il y a Mamy (2), son adjointe, Véronique (3) la procédurière, Laurent (4), l'adjoint de la procédurière, Joseph (5) ancien numéro 6, le renard, Abdel (6) larbin en chef et Thierry (7) larbin en second. N'allez surtout pas lui dire qu'il n'est pas franchement "politically correct" en présentant les gens de cette façon. "Non! Je suis réaliste, un genre de styliste rigoriste ", dit-il.

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On le croit sur parole. Exemple : "Abdel est franco-algérien. Il vient de ...


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