Landes : une mère soupçonnée d'avoir empoisonné sa fille avec des médicaments

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La police et la justice soupçonnent la mère d'avoir administré à sa fille des médicaments sans prescription médicale (Photo : Getty Images/iStockphoto) (Getty Images/iStockphoto)

Deux ans après la mort d'une jeune fille de 18 ans, deux personnes, dont sa mère, ont été mises en examen pour empoisonnement.

La thèse du suicide n'a pas résisté à l'enquête approfondie des forces de l'ordre. Ce vendredi 21 janvier, une femme de 49 ans a été mise en examen, plus de deux ans après la mort de sa fille aînée alors âgée de 18 ans, qu'elle est soupçonnée d'avoir provoqué en empoisonnant la jeune fille "à petit feu", raconte Le Parisien.

Le 13 novembre 2019, la jeune Enea, qui vivait chez sa mère à Dax (Landes), avait été prise de convulsions et transportée à l'hôpital, où elle était décédée six jours plus tard. "Déscolarisée en raison de problèmes médicaux", d'après le quotidien francilien, la jeune fille suivait un traitement médicamenteux depuis plusieurs années et il est vite apparu que son décès était dû à "une surdose de propranolol, la substance active des bêtabloquants".

Des éléments troublants

Rapidement cependant, des éléments troublants ont été soulevés par l'enquête diligentée par la justice. Le produit responsable de la mort de la jeune fille ne lui était en effet plus prescrit depuis un an. Au total, les expertises toxicologiques ont même décelé pas moins de 24 molécules "dans le corps et dans les cheveux de la victime", qui ne correspondaient pas aux médicaments pris par l'adolescente dans le cadre de son traitement.

Confrontés à des témoignages contradictoires et à des incohérences manifestes dans les dépositions des différents proches de la défunte, les enquêteurs ont orienté leurs investigations autour de la mère d'Enea, séparée de son père et chez laquelle la jeune fille vivait en compagnie de sa sœur cadette. Consommatrice de bêtabloquants, la mère de famille avait "effectué des recherches sur Internet quelques jours avant les faits sur les conséquences d’un surdosage de ce type de médicament".

Les avocats de la mère contestent les faits

Cet élément, que la quadragénaire "ne parvient pas à expliquer", a été déterminant dans sa mise en examen pour "empoisonnement". "La justice raisonne par hypothèses, sans apporter la moindre preuve de l’administration de ces médicaments par ma cliente, conteste l'un des avocats de la mère. Comment enfin expliquer ces faits de la part d’une femme qui, de l’avis de tous, protégeait, voire surprotégeait ses filles ?"

Au total, six personnes ont été arrêtées dans le cadre de cette affaire, et deux mis en examen : la mère de famille et le frère de l'ex-petit ami d'Enea, âgé de 21 ans, qui vivait au domicile de l'accusée, selon Le Parisien. Le père de la victime s'est quant à lui porté partie civile et son avocat affirme que la jeune fille avait l'intention, avant sa mort, "de quitter le domicile (de sa mère) et de faire des études pour travailler dans l’humanitaire".

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