L'ancien appartement de Frigide Barjot accueille désormais des jeunes LGBT en situation de précarité

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Frigide Barjot, le 14 septembre 2014 à Paris - ALAIN JOCARD / AFP
Frigide Barjot, le 14 septembre 2014 à Paris - ALAIN JOCARD / AFP

Sept ans après le départ de Frigide Barjot, l'ancien appartement de l'égérie de la Manif pour Tous est désormais le cadre de vie d'une colocation de jeunes LGBT en situation de précarité, selon les informations de Komitid confirmées par BFMTV.com.

Huit jeunes vivent depuis la mi-septembre dans ce vaste logement social de 173 mètres carré en triplex, assorti de deux terrasses et situé à quelques encablures du Champ-de-Mars et de la tour Eiffel dans le XVe arrondissement de Paris. La gestion a été confiée à l'association Basiliade, "dont la mission principale est d’accueillir et d’accompagner les personnes en situation de précarité sociale et de santé les plus vulnérables".

"Des jeunes qui pour une bonne part étaient à la rue"

"C'est une colocation à destination de jeunes en errance, en précarité, mais pas forcément réfugiés ou exilés", indique à BFMTV.com l'adjoint PCF à la maire de Paris Ian Brossat, chargé du Logement. "C'étaient des jeunes qui, pour une bonne part, étaient à la rue", précise-t-il.

L'immeuble appartient à la Régie immobilière de la Ville de Paris (RIVP), qui gère quelque 50.000 appartements. Le logement est le seul de l'édifice à être mis à disposition à une association, les autres étant loués et occupés par des familles, précise Ian Brossat.

"Au-delà du symbole, c'est parce que le logement est très grand et qu'il est donc assez inadapté à une famille, et se prête plutôt bien à une colocation", explique l'élu parisien, par ailleurs directeur de campagne du candidat communiste à la présidentielle, Fabien Roussel. 876450610001_6279152005001

Frigide Barjot avait quitté les lieux en 2014

C'est Le Figaro qui en 2013 avait révélé que Frigide Barjot, de son vrai nom Virginie Tellenne, occupait ce spacieux appartement avec son mari, alors qu'elle en possédait pourtant un dans le Xe arrondissement de la capitale. L'appartement était loué au nom de la société du couple, Jalons, pour un montant de 2850 euros mensuel, bien en deçà des prix du marché locatif de l'époque.

Le quotidien dévoilait que la militante était visée par une procédure d'expulsion de la RIVP pour occupation "anormale" des lieux, sa situation contrevenant aux règles stipulées par le bail. Elle avait rendu les clés en octobre 2014.

Article original publié sur BFMTV.com

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