Lancement d’une enquête nationale sur la pauvreté à Madagascar

À Madagascar débute lundi 13 janvier une enquête nationale sur le taux de pauvreté. Exécutée par l’Instat (Institut national de la statistique) et financée par la Banque mondiale à hauteur de 2 millions de dollars, cette enquête sera menée auprès d’un échantillon représentatif de ménages de tout le pays afin d’évaluer l’évolution de leur niveau de vie. Les derniers chiffres sur la pauvreté à Madagascar dataient de 2012.

Quelque 17 000 ménages seront étudiés à la loupe, 124 agents de l’Instat partent dès aujourd’hui de la capitale. Que ces ménages habitent en brousse, dans des villages ou en ville, un seul critère : leur consommation.

Budget alimentaire, transport, énergie, téléphonie, les agents, munis de tablettes, resteront avec ces ménages une année entière.

Les derniers chiffres de 2012 faisaient état d’un taux de pauvreté de 71% de la population - qui vivait avec moins de 2 euros par jour, mais ce chiffre était basé sur le dernier recensement de la population en 1993.

Pour le directeur général de l’Instat, Mande Isaora Zefania Romalahy, 2020 marque une première :  « L’enquête se base sur les résultats du recensement effectué en 2018, dont les résultats devraient être connus ce début d’année, indique-t-il. On aura donc des données beaucoup plus précises. »

Deux seuils d’indice sont utilisés pour définir la pauvreté : le seuil international qui est de 1,9 dollar. Si un individu du ménage consomme moins que cette somme par jour, le ménage est considéré comme pauvre.

« Le seuil national sera évalué à l’issue de cette enquête, il se base sur ce que coûte 2 000 kcal à un individu -  la quantité d’énergie dont l’être humain a besoin. Ce coût définira le seuil national », complète Mande Isaora Zefania Romalahy.

Le taux de pauvreté de Madagascar sera connu en 2021.