De Lance Armstrong à Donald Trump, pourquoi croit-on si facilement les menteurs ?

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"Plus c'est gros, plus ça passe." Qu'est-ce qui se cache derrière cet adage populaire ? C'est ce qu'a voulu comprendre Patrick Clervoy, médecin psychiatre et professeur agrégé à l'hôpital du Val-de-Grâce. Dans Vérité ou Mensonge (Ed. Odile Jacob), le spécialiste déconstruit les mécanismes psychologiques qui organisent l'emprise du mensonge sur une population, et ce, parfois, pendant très longtemps. "À plusieurs reprises, je montre que des gens ont préféré laisser le menteur continuer à mentir parce qu'ils préféraient que ce fut ainsi", explique-t-il au micro de Patrick Cohen sur Europe 1. 

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La fauvette qui couvait le coucou comme si c'était le sien

Pour illustrer l'idée qui sous-tend son livre, Patrick Clervoy prend d'abord l'exemple de la fauvette, "un petit oiseau dont le nid est le lieu privilégié dans lequel le coucou, un autre oiseau, va déposer son œuf". Or, pour mettre le sien à la place, le coucou commence par ôter l'un des œufs de la fauvette. 

L'œuf du coucou "n'a pas la forme ni la couleur de l'œuf de la fauvette", poursuit le psychiatre. "Mais peu importe, la fauvette va continuer à s'occuper de cet œuf comme si c'était le sien. Et puis, étape suivante : une fois le petit coucou né, il va virer les autres œufs ou les autres oisillons de façon à être le seul occupant de ce nid. Et la fauvette, dans une espèce d'aveuglement, va continuer à élever ce coucou comme si c'était son...


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