L'amour au temps du Covid : en Ehpad, des aventures à risque

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Au sein des résidences médicalisées, les relations amoureuses sont rares. Au plus fort de la crise, la plupart a été mise entre parenthèses. Et aujourd’hui ? Des établissements ont pris des mesures qui limitent l’intimité.

Une télévision que personne ne regarde zozote dans la salle commune. Jocelyn, elle, lit son journal. Une employée vient la récupérer et pousse doucement son fauteuil roulant jusqu’à la salle à manger. " Elle a encore toute sa tête ", avait précédemment voulu nous rassurer un membre du personnel. Sur un poteau du réfectoire, l'étreinte d’une guirlande de Noël égaye timidement un mobilier dépouillé.Au milieu de l’univers froid et aseptisé propre aux résidences médicalisées, la presque-octogénaire tranche par sa gouaille : " Il a vu une pauv' fille en fauteuil faire ses courses toute seule. Il est venu m’aider et ça a commencé comme ça ! " Voilà sa rencontre avec le " grand gaillard " qui partage sa vie depuis maintenant dix-sept ans. Il vit à l’extérieur mais vient - en temps normal - lui rendre visite tous les jours. En cas de coup de blues, il l’appelle sur son téléphone : " Tu vas bien ma poule ? " Dans la vie de Jocelyn - très discrète sur sa famille - il est fondamental.Comme elle, d’autres résidents d’établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) ont la chance de poursuivre une vie sentimentale. Des relations salutaires souvent rendues compliquées par la pandémie, car chez les personnes âgées dépendantes, l’amour est à...

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