L'amitié hors norme entre le fils d'Escobar et celui d'une de ses victimes

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L'un est aussi posé que l'autre est agité. Mais une chose est sûre, les deux sont liés par un pacte qui a été signé non pas dans le sang mais au nom du cœur et de la raison. Juan Pablo Escobar, "fils de", et Jorge Lara, fils du ministre de la Justice assassiné par les tueurs à gages du seigneur de la drogue en Colombie, ont choisi de s'entendre. Mieux, de s'épauler. Ensemble, ils parcourent la planète pour convaincre une jeunesse fascinée par le monde des narcos à la mode Netflix que leur héros, Pablo Escobar, n'est pas le modèle à suivre.

Ce jour-là, ils nous parlent grâce au logiciel Zoom. L'un, Juan Pablo, est à Buenos Aires, en Argentine, l'autre, Jorge, est à Bogota, en Colombie. Le prudent et l'enthousiaste. "On était faits pour être des ennemis à vie", disent-il quasiment en chœur. "Et pourtant on est là, c'est un miracle, un honneur, un plaisir !", n'hésite pas à ajouter celui qui se fait désormais appeler Sebastián Marroquín afin d'échapper à la funeste lourdeur de son patronyme.

Il est clair que les deux compères se sont trouvés. Amitié hors norme, le père de l'un ayant fait assassiner le père de l'autre, le soir du 30 avril 1984. "En fait, on a été les premières victimes du père de Juan Pablo, lance Jorge Lara avec force. Ce n'est que plus tard que l'on s'est rendu compte de tous nos points communs."

Un premier face-à-face en 2010

Et comment. Lorsque le ministre de la Justice colombien Rodrigo Lara Bonilla tombe sous les balles des deux sicarios à moto qui agissent ...


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