L'Amérique en feu

·2 min de lecture

La catastrophe était annoncée. Mais elle dépasse en ampleur ce que l’on avait imaginé. Un « dôme de chaleur » aux dimensions et température inédites a mis sous cloche l’ouest des États-Unis et la Colombie-Britannique au Canada. La multiplication des incendies est la conséquence inévitable du dérèglement climatique qui menace la planète.

Une petite ville de Colombie-Britannique est en passe de donner son nom à un nouveau phénomène, conséquence directe du changement climatique. Le 30 juin, Lytton pulvérise, avec 49,6 °C, le record de chaleur au Canada – le dernier datant de 1937 avec 45 °C. Trois jours plus tard, la bourgade est détruite à 90 %. Une combustion quasi spontanée a saisi la petite localité de 250 habitants, érigée pendant la ruée vers l’or au confluent de deux rivières et dominée par des montagnes. Pas vraiment une zone désertique.

Lire aussi:Jean Jouzel, climatologue : "Désormais, le pire est possible"

Le « dôme de chaleur » installé au-dessus du Nord-Ouest américain a transformé Lytton en une gigantesque boîte d’allumettes. L’air chaud emprisonné dans les hautes pressions sous une bulle ardente s’est focalisé sur cette zone rurale, recensée comme un « hot spot » (« point chaud ») en été. Avant l’incendie, les manifestations physiques étaient déjà spectaculaires : arbres se desséchant et s’étiolant, sols surchauffés irradiant de chaleur, murs lézardés et charpentes disloquées, absence de refroidissement nocturne… Un « effet Lytton » qui, combinant bulle de chaleur et brasier, risque selon les spécialistes de se multiplier à l’avenir. Quel a été le facteur déclencheur ? Certains avancent qu’une étincelle produite par le passage d’un train aurait mis le feu aux poudres. Un événement anodin… qui, sur fond de réchauffement global, devient apocalyptique.

Lire aussi : Jamais il n'a fait aussi chaud un mois de juin en Amérique du Nord

Habitués aux canicules, les habitants de Lytton étaient loin d’imaginer l’ampleur, la rapidité et l’effet dévastateur de ce soudain embrasement. Ce 30 juin, à 18 heures, Jeff Chapman prépare un barbecue chez ses(...)


Lire la suite sur Paris Match

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles