Dans l'Allier, un couple de retraités ouvre au public sa très riche collection de vieux jouets

C'est une maison où le père Noël ne saurait plus où déposer sa hotte en descendant par la cheminée. À Charmes, dans l'Allier, Thierry et Thérèse, un couple de retraités, ont accumulé des centaines de vieux jouets qu'ils collectionnent depuis des années. Tout a commencé quand ils ont acheté un vieux landau dans une brocante pour décorer leur intérieur. Cette première acquisition en a ensuite vite appelé d'autres. Ils sont devenus des collectionneurs passionnés, arpentant tous les week-ends les brocantes de l'Allier. "Avec Thérèse, on s'est dit 'c'est bien gentil d'avoir un landau, mais c'est encore mieux si on a d'autres choses qui vont avec, une poupée, une boîte, un jouet'... La collection a commencé comme ça", raconte Thierry. Riches de leurs jouets, ils ont eu envie de partager leur passion. "Au début, l'idée c'était de faire une sélection pour nous. Et après on s'est dit : 'et si on l'ouvrait aux gens?' parce qu'on est à la retraite et qu'on a envie de rencontrer des gens", poursuit Thierry.Reportage : V. Riffard / S. Vinot / A. Cretin "Les jeux étaient aussi à l'image de l'éducation" Le couple a donc ouvert un petit musée du jouet, à côté de leur domicile. Thérèse est ravie de l'expérience. "Ce qui nous a surpris, mais nous plaît beaucoup, c'est que les gens ont tous une petite anecdote à raconter sur un jouet". La retraitée a également glissé un jouet de son enfance dans la collection. "L'un n'a pas été acheté en brocante, car c'est un petit jouet personnel. C'est ce petit nounours qui est le premier petit nounours que ma maman m'a acheté en 1960", dit-elle émue. Le jouet préféré de Thierry est un jeu de l'hippodrome de Vincennes où les chevaux bougent comme sur un circuit de petites voitures. "Ce qui est exceptionnel, c'est que les pattes des chevaux bougent lorsqu'ils se déplacent", note Thierry, avec la passion du collectionneur. Dans leur musée, ces habitants de la commune de Charmes essayent aussi de restituer l'atmosphère des années d'après-guerre aux visiteurs. "Les petites filles étaient élevées comme maman qui à la maison faisait le ménage, préparait le repas pour monsieur qui rentrait du travail. Les jeux étaient aussi à l'image de l'éducation qu'on leur donnait", conclut Thérèse en fin de visite.