L'Allemagne envisage de recourir au stockage souterrain de dioxyde de carbone

·2 min de lecture

Comment réduire les émissions de gaz à effet de serre afin de remplir les objectifs plus stricts de protection du climat ? La revue de presse Allemagne évoque quatre techniques actuellement envisagées ou développées par nos voisins pour diminuer la production de CO2 : le stockage sous terre, et le recours à des carburants plus propres, comme l'hydrogène, l'ammoniac ou même le méthanol.

Coup de semonce en Allemagne, où la loi de protection du climat vient d'être modifiée suite à un arrêt de la Cour constitutionnelle fédérale. Celui-ci exigeait une définition plus précise des objectifs d'émissions après 2030, afin que les générations futures ne soient pas lésées par des restrictions trop importantes à prendre trop tardivement. Adoptée par le Bundestag, la loi exige désormais que l'Allemagne atteigne la neutralité carbone d'ici 2045 (et non plus 2050), ce qui signifie qu'à cette date la quantité d'émissions de gaz à effet de serre devra être en totalité compensée par l'élimination ou la récupération de ces mêmes substances nocives pour l'environnement et le climat.

Ces objectifs plus exigeants donnent non seulement lieu à une surenchère de projets de la part des industries, remarque le quotidien , mais ils redonnent vigueur à une technique déjà testée puis abandonnée en Allemagne, l'enfouissement du CO2. En partenariat avec la start-up suisse Climeworks, l'entreprise Audi a décidé de le faire "disparaître" en Islande, grâce à un procédé de capture et de stockage direct de l'air (DACS), qui consiste à filtrer le CO2 présent dans l'air ambiant, puis à le liquéfier au sein d'une centrale géothermique avant de l'injecter dans des couches souterraines profondes de roche basaltique poreuse, où le gaz se minéralise au fil du temps en carbonate.

Le stockage de CO2 a déjà été expérimenté en Allemagne en 2012 par les fournisseurs d'énergie RWE et Vattenfall, dans l'intention de neutraliser les émissions de leurs centrales à charbon. Mais l'opposition des habitants, soutenus par l'association Greenpeace, a réussi à faire céder le gouvernement, qui a adopté la même année la Loi sur le stockage du dioxyde de carbone, interdisant toute exploration ou utilisation d'installations souterraines pour stocker le CO2. Les sites qui s'y prêtent ont pourtant été recensés par l'Office fédéral des géosciences et des ressources naturelles (BGR), qui a en outre calculé que [...]

Lire la suite sur sciencesetavenir.fr

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles