L'alerte du président de la Ligue française pour la santé mentale : "Le cannabis, une drogue pas si douce"

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Voici la tribune de Roland Coutanceau, psychiatre et président de la LFSM (Ligue française pour la santé mentale) : "À l'heure où le débat sur la dépénalisation du cannabis bat son plein, qualifier certains produits de drogue douce n'est pas neutre. Si c'est pour les distinguer de la cocaïne et de l'héroïne, dites drogues dures, c'est partiellement exact ; convenons que les effets de ces dernières sont statistiquement plus dévastateurs. Certains consomment du cannabis avec comme seuls effets notables une anxiolyse, un aspect "cool" et parfois un léger ralentissement de l'élocution à la façon de Doc Gynéco…

Mais la question est celle du rythme et du nombre de 'pétards'. Fumer du haschich le samedi soir ou tous les jours, et parfois à haute dose, cela n'a rien à voir. Comme toujours, en santé mentale, c'est la chronicité qui tue.

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Trois effets sur le psychisme : désinhiber, diminuer la qualité du contrôle de soi et potentialiser les affects agressifs

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Si l'on a popularisé l'image décontractée du fumeur de cannabis, on constate que le haschich est présent dans nombre de comportements violents. Car il a trois effets sur le psychisme : désinhiber, diminuer la qualité du contrôle de soi et potentialiser les affects agressifs (colère, rage, haine).

Le plus souvent, le haschich favorise l'émergence d'un délire chez un sujet déjà malade mental ou borderline. Mais exceptionnellement, il peut provoquer un délire aigu chez un sujet sain. Bouffée délirante qui sera sans lendemain avec res...


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