L'alerte d'Essen en Allemagne avait bien un lien avec une menace de l'Etat islamique

Maxime Bourdeau

TERRORISME - La police allemande a annoncé dimanche avoir relâché l'un des deux hommes arrêtés la veille dans le cadre d'une menace d'attentat liée à l'Etat islamique qui a provoqué la fermeture d'un important centre commercial d'Essen (ouest).

Le deuxième homme était toujours interrogé dimanche, indiquait la police d'Essen, selon laquelle les autorités examinaient "des objets qui étaient en sa possession". Lundi, il a à son tour été remis en liberté faute d'éléments justifiant un maintien en détention, a indiqué à l'AFP un porte-parole de la police d'Essen.

La police avait indiqué que deux hommes avaient été appréhendés dans la ville d'Oberhausen, près d'Essen, mais aucune saisie d'armes ou d'explosifs n'avait été annoncée.

La police avait fait fermer samedi le centre commercial à Essen par crainte d'un attentat. Dimanche, le ministre de l'Intérieur Thomas de Maiziere a confirmé l'existence d'"un lien" entre cette menace et "l'Etat islamique".

"Des indications ou des ordres" ont été donnés par une personne ayant voyagé d'Allemagne vers le Moyen Orient, a-t-il déclaré à la radio télévision publique ARD.

Un combattant allemand actuellement en Syrie a cherché à recruter plusieurs personnes pour mener une attaque à Essen, a précisé une source proche de l'enquête, ajoutant que les enquêteurs cherchent à savoir si cet homme travaille avec des gens en Allemagne.

Selon le quotidien Bild, le combattant de Daech a également envoyé des instructions pour la fabrication de bombes via des messages internet. L'homme est un Allemand membre de l'Etat islamique, selon Bild, et a tenté via les services de messagerie de recruter plusieurs personnes pour l'attaque d'Essen, comme il a fourni des instructions sur les moyens de fabriquer une bombe.

Par ailleurs, la police s'est déployée tard samedi dans la ville d'Offenburg (sud-ouest) après une "possible menace d'attaque" visant une discothèque locale. L'alerte a été levée dimanche, selon la police qui n'a pas fourni de...

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