Avec l'album "Djourou", le maître de la kora Ballaké Sissoko tisse du lien avec d'autres univers musicaux

Yann Bertrand
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C'est une histoire de corde, "djourou" quand on parle de la kora, cet instrument majeur, pierre angulaire de la musique de l'Afrique de l'Ouest. Une corde, donc un lien, celui qui unit Ballaké Sissoko aux nombreux invités de cet album. Il y a évidemment son compère de longue date, le violoncelliste Vincent Segal, "comme un frère", mais aussi des voix extraordinaires, celles de Salif Keita, Oxmo Puccino, Piers Faccini, Camille ou Arthur Teboul, le chanteur de Feu! Chatterton.

Le quinquagénaire Ballaké Sissoko est à l'âge où sa carrière internationale est fermement acquise. Ses concerts affichent complet en temps normal, ce qui lui donne le droit à toutes les expériences. Sur ce disque, la kora et les voix des invités donnent un côté mystique à l'ensemble, presque irréel.

On sent bien qu'on a cherché du lien avec d'autres cultures

Ballaké Sissoko

Pourtant, le Malien, à l'arrêt forcé à cause de la pandémie, se pose beaucoup de questions actuellement : "On ne sait pas quand cette situation va se finir, et on n'a pas la chance de pouvoir faire du télétravail", souffle-t-il avec malice. Alors, Djourou est un disque comme on en écoute peu, une musique et un projet qui prônent la rencontre et le partage. Un besoin presque vital en ce moment.

Ballaké Sissoko, Djourou (No Format!). Album disponible.

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