"Je l'ai vu naître, hélas je l'aurai vu mourir": Badinter espère que le PS "renaîtra de ses cendres"

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Robert Badinter face à Bruce Toussaint lors de l'entretien diffusé par BFMTV le 20 avril 2022.  - BFMTV
Robert Badinter face à Bruce Toussaint lors de l'entretien diffusé par BFMTV le 20 avril 2022. - BFMTV

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Mardi, le Conseil national du Parti socialiste a voté à la majorité de ses membres pour l'ouverture de négociations avec La France insoumise en vue des législatives. Le revirement est d'importance à l'issue d'une campagne présidentielle féroce à l'égard de Jean-Luc Mélenchon, et signe la perte de son leadership à gauche après un scrutin calamiteux. Sa candidate, Anne Hidalgo, n'a convaincu que 1,7% des inscrits le 10 avril dernier, un score qui l'a placée au dixième rang au premier tour, et en quatrième position seulement à gauche.

Robert Badinter, invité de BFMTV ce mercredi, y a même vu la mort de son parti. Tout en espérant que celui-ci retrouvera un second souffle.

Robert Badinter ne perd pas espoir

Au micro de Bruce Toussaint, l'ancien ministre de la Justice a acté la fin de sa formation politique, telle qu'il l'avait connue jusqu'ici en tout cas. Faisant référence au congrès d'Epinay-sur-Seine, lors duquel François Mitterrand a refondu les forces de la gauche non-communiste pour créer le Parti socialiste en 1971, Robert Badinter a commencé par déplorer:

"J'ai assisté à Epinay. J'ai vu naître le Parti socialiste. Hélas, je l'aurai vu mourir aussi".

Pour autant, l'ex-Garde des Sceaux a jugé que sa famille politique n'avait pas perdu sa raison d'être: "Ce que représente le Parti socialiste, tout ce qu'il a représenté, n'est ni absent ni mort dans notre société". "Maintenant, il faut qu'il renaisse de ses cendres", a-t-il toutefois admis.

Une recette en trois fondamentaux

Robert Badinter a alors proposé sa recette pour ranimer le Parti socialiste, autour de trois fondamentaux:

"D'abord, il faut un parti d'importance nationale. Ensuite, il faut un programme, et un programme vivant, projeté sur l'avenir, enthousiasmant. Et enfin, il vous faut toujours - c'est la règle de la politique moderne - un leader, pas deux ou trois".

"Un leader", a encore insisté l'ancien ministre de François Mitterrand.

Article original publié sur BFMTV.com

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