Laguiller : « Les riches peuvent payer, ils ne savent pas quoi faire de leur argent… »

Par Florent Barraco
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Arlette Laguiller et Thierry Ardisson, en 1987.
Arlette Laguiller et Thierry Ardisson, en 1987.

« Travailleurs, travailleuses. » Depuis plus de quarante-cinq ans, le slogan d'Arlette Laguiller résonne dans le poste. Première femme candidate à l'élection présidentielle en 1974, elle a recueilli 5,72 % des voix en 2002. Sa meilleure performance. En octobre 1987, à quelques mois de la présidentielle 1988, la voilà invitée de Thierry Ardisson dans Bains de minuit. Contraste saisissant : la trotskiste habituée des manifestations se retrouve aux Bains Douches, la célèbre boîte de nuit parisienne. Thierry Ardisson boit du champagne Mumm, elle du jus d'orange. Et la bande-son diffuse « Uptight » de Stevie Wonder (reprise par Johnny Hallyday sous le nom « Les Coups »)

Dans cette archive ? disponible sur la chaîne INA Arditube ?, Laguiller distribue les coups. « Ce monde à l'échelle mondiale est trop injuste. Les riches peuvent payer, ils ne savent pas quoi faire de leur argent? » Quand on lui demande si son modèle idéal est déployé quelque part sur la planète, elle répond par la négative. « Il y a eu la révolution russe en 1917, elle a été détournée. La classe ouvrière soviétique devra faire une nouvelle révolution. D'ailleurs, il est nécessaire qu'il y ait une révolution mondiale. Les bourgeois et les bureaucrates peuvent être inquiets. Un peu partout, la classe ouvrière relève la tête. »

L'interview glisse sur une note plus personnelle. L'animateur rappelle la phrase du général Bigeard. « Une femme comme Arlette Laguiller, il faudrait la marier avec un second [...] Lire la suite