L'Agence spatiale européenne recrute de nouveaux astronautes

·2 min de lecture

Qui sera le nouveau Thomas Pesquet ? Ce mardi 16 février, l'Agence spatiale européenne (ESA) a officiellement lancé une nouvelle campagne de recrutement de futurs astronautes. Une promotion qu'elle espère marquée par plus de diversité.

L'Agence spatiale européenne (ESA) n'avait pas lancé pareille manœuvre depuis 2008. Et pour trouver les astronautes de demain, elle veut dissiper les préjugés autour du candidat-idéal. « Les critères ne sont pas drastiques. C'est un mythe, assure Guillaume Weertz, le chef du service de médecine spatiale au sein de l'ESA. On ne cherche pas des athlètes, on ne cherche pas des surhommes. Nous cherchons des gens qui soient en bonne santé sur le plan médical et qui soient qualifiés pour le job ».

Les futurs candidats devront avoir un diplôme scientifique reconnu, mais l'ESA aimerait surtout féminiser sa promotion pour que certaines soient tentées d'imiter la Française Claudie Haigneré, dont le premier voyage dans l'espace a eu lieu en 1996. « La sélection de 2008 comptait 15,6% de candidatures féminines et on espère tous arriver à une diversité plus équilibrée », rappelle-t-elle.

L'ESA réfléchit aussi à pouvoir intégrer les personnes en situation de handicap qui pourraient faire partie de cette prochaine génération d'astronautes tournée vers plusieurs objectifs. « La première destination, c'est bien sûr la Station spatiale internationale. Ensuite autour de la Lune, vers la station qui s'appelle le Gateway, probablement mis en service en 2025, donc c'est pas loin », explique Didier Schmitt, l'un des responsables du programme d'exploration à l'ESA. Mais d'abord, les candidats devront se signaler à partir du 31 mars. Début d'un long processus. Au final, ils ne seront qu'une poignée d'élus en octobre 2022.

À écouter aussi : 2021: une année chargée pour la France dans l'espace