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L'agence onusienne Unrwa prise en étau dans le conflit autour de Gaza

Des accusations israéliennes visant des employés de l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens ont conduit les donateurs de l'Unrwa à s'interroger. L'agence a ouvert une enquête et s'est séparée de plusieurs employés accusés d'être impliqués dans l'attaque du 7-Octobre. À peine les accusations ébruitées, les États-Unis ont suspendu tout nouveau financement et certains pays leur ont emboité le pas, ce samedi 27 janvier. Neuf pays ont suspendu en vingt-quatre heures tout financement à l'Unrwa. Des suspensions que le chef de l'agence juge « choquantes ».

L'Unrwa perpétue la question des réfugiés, fait obstacle à la paix et sert de bras civil au Hamas à Gaza. Voilà ce qu'affirmait ce samedi matin le ministre israélien des Affaires étrangères Israël Katz, qui en a ensuite rajouté dans l'après-midi sur le réseau social X, appelant d'autres pays encore à suspendre leurs financements.

Une réaction forte, donc, du chef de la diplomatie israélienne, au lendemain des révélations de son pays. Il demande que l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient paie le prix de ses actions. Et M. Katz va très loin : nombre de ses employés sont des affiliés du Hamas aux idéologies meurtrières, proclame-t-il, qui contribuent aux activités terroristes.

Alors que l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens a fait part, dès vendredi, de l'ouverture d'une enquête et aussi de la résiliation immédiate des contrats des employés incriminés, Israël entend promouvoir, dit encore le chef de la diplomatie israélienne, une politique garantissant que l'Unrwa ne fera pas partie du jour d'après dans l'enclave palestinienne. En d'autres termes, il veut mettre fin aux activités de l'agence à Gaza.


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