Lagarde (UDI) annonce "des poursuites judiciaires" après un dossier du Point

Jean-Christophe Lagarde en avril 2019 à Paris

Paris (AFP) - Le député de Seine-Saint-Denis et patron de l'UDI Jean-Christophe Lagarde a annoncé jeudi qu'il comptait "engager des poursuites judiciaires" après la publication d'un dossier du Point mettant en cause ses pratiques lorsqu'il était maire de Drancy.

"Je ne peux trouver les mots pour dire ma colère contre la Une aussi calomnieuse que grotesque du Point, en contradiction avec le combat de toute ma vie politique et personnelle", a tweeté M. Lagarde.

Le Point publie en Une sa photo sous le titre "Communautarisme, pactes avec des voyous ou des islamistes -- Ces élus qui ont vendu leur âme", dans le cadre d'un dossier évoquant un livre à paraître, écrit à titre personnel par la journaliste de l'AFP Eve Szeftel, qui a été en poste à Bobigny et est actuellement affectée au desk économique international de l'AFP.

"J'ai chargé mon avocat d’engager des poursuites judiciaires pour rétablir mon honneur et la vérité", a ajouté M. Lagarde, maire de Drancy de 2001 à 2017, qui se dit dans un communiqué "victime d'une manipulation aussi calomnieuse que grotesque, comme par hasard à un mois des élections municipales".

Il a réfuté des accusations "plus insensées encore qu'infondées", et "en contradiction avec tout ce (qu'il a) réalisé et défendu dans (sa) vie politique", depuis le mémorial de la déportation juive à Drancy jusqu'à son combat "contre des extrémistes pour les empêcher de prendre de force la mosquée de Drancy".

A Drancy, l'ancien maire est visé par une enquête pour détournement de fonds publics après une plainte pour l'emploi présumé de sa femme Aude Lagarde comme collaboratrice parlementaire. Le domicile du couple et la mairie ont été perquisitionnés en février 2019 dans le cadre d'une enquête du Parquet national financier (PNF).

Dans la ville voisine de Bobigny, le mandat UDI a été émaillé par la condamnation pour "violences en réunion" du premier adjoint et d'un agent de la ville. La ville a été épinglée par la Chambre régionale des comptes, notamment sur une dizaine d'embauches irrégulières dont des responsables associatifs ayant, pour certains, soutenu la campagne de la majorité. Comme à Drancy, une enquête, menée par le PNF, a été ouverte. La mairie et le domicile de plusieurs élus ont été perquisitionnés en mai.