L'Afrique du Sud veut renforcer la protection des lanceurs d'alerte

AP - Themba Hadebe

Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a annoncé une réforme de la loi régissant la protection des lanceurs d’alerte. « Nous avons une dette envers eux », a déclaré le président Cyril Ramaphosa au moment de présenter ses conclusions sur le rapport anti-corruption de la commission Zondo qui a enquêté sur le détournement des institutions publiques sous l'ancien président Jacob Zuma. Son travail a été facilité par les témoignages de plusieurs lanceurs d'alerte, aujourd'hui menacés, exilés, ou sans emploi.

Avec notre correspondant à Johannesburg, Romain Chanson

Pour le moment, les lanceurs d'alerte s'estiment abandonnés.

Cynthia Stimpel est abondamment citée dans le rapport anti-corruption de la commission Zondo. Pour avoir témoigné sur les dérives financières de la compagnie aérienne publique, elle en a subi les conséquences : « J'ai lancé l'alerte en 2016 et à l'époque j'ai reçu des menaces. On a pensé déménager à l'étranger, mais ça n'enlève pas totalement les risques de sécurité pour la vie d'un lanceur l'alerte. »

Avec d'autres camarades, Cynthia Stimpel a ouvert La Maison des lanceurs d'alerte, The Whistleblower House, en février dernier.

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