L'Afrique du Sud rend hommage au défunt roi des Zoulous

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Le peuple zoulou a exprimé un dernier adieu à son roi, ce jeudi 18 mars, après son règne de 50 ans. Rassemblés près du palais du monarque à Nongoma, à l’est du pays, dans la région du Kwazulu-Natal, des centaines de personnes, des représentants politiques et des chefs traditionnels ont assisté à une dernière cérémonie d’hommage nationale, pour saluer la mémoire du roi Goodwill Zwelithini, « planté » dans la terre la nuit dernière selon la tradition zouloue. Un roi sans pouvoir, mais très respecté, et gardien de la tradition zouloue

Avec notre correspondante à Johannesburg, Claire Bargelès

Les danses des guerriers vêtus de leurs peaux de bêtes et armés de leur bouclier traditionnel, accompagnent le cortège. À leur côté, de jeunes femmes aux jupes en perles les encouragent de leurs chants.

Puis sous un chapiteau le président Cyril Ramaphosa a pris la parole en anglais et en zoulou, restant vague sur la mort du roi, officiellement due à un diabète, mais liée au coronavirus selon des proches.

« C’est un jour difficile, car un grand arbre est tombé. Après un long combat, notre leader bien-aimé a succombé à cette maladie mortelle qui a emporté la vie de tant de personnes », a déclaré le président Ramaphosa.

Une cérémonie qui a pu être suivie sur toutes les télés, puisque la compagnie nationale d’électricité avait même suspendu ses délestages pour ne priver personne de ce dernier hommage.

Le 8e roi du « peuple du ciel » aura su préserver la culture et les traditions, et se servir du poids de sa parole, selon l’homme politique et prince Mangosuthu Buthelezi.

« Il savait parler sans peur ni complaisance. Notre roi a mené la lutte contre le VIH et le Sida. Et moi qui ai perdu un fils dans cette bataille, je suis fier de cette prise de position courageuse », a déclaré le prince Buthelezi

Mais la parole de Goodwill Zwelithini a, à d’autres occasions été très critiquée, lorsqu’il a tenu des propos violents contre les homosexuels ou les migrants.

Désormais, les discussions sont en cours pour choisir son successeur, alors que l’aîné de ses 28 enfants a été assassiné en novembre dernier.