L'Afrique peut-elle se passer des forces étrangères tant décriées sur le continent ?

Martin Mateso

Avec quelque 20 000 soldats étrangers déployés depuis une vingtaine d'années sur son territoire, la République démocratique du Congo bat tous les records. Ces forces dites "de maintien de la paix" assistent impuissantes aux massacres contre les populations dans l'est du pays. La ville martyre de Beni, dans la province du Nord-Kivu, en a particulièrement souffert en novembre 2019. Une centaine de personnes y ont été sauvagement tuées à la machette par des rebelles. Les Congolais manifestent bruyamment leur colère. Ils ne veulent plus de ces troupes étrangères venues faire de la figuration dans leur pays.

Je pense que le citoyen moyen congolais, qui voit sa fille violée ou tuée, a raison de se demander à quoi servent ces forces de maintien de la paix

Ahmedou Ould Abdallah, ancien haut fonctionnaire de l'ONU

à franceinfo Afrique

Ahmedou Ould Abdallah connaît bien le fonctionnement des forces internationales, déployées dans les zones de conflit. Il les a vues sur le terrain lorsqu'il était en poste en Somalie et au Burundi. A l’époque, ces deux pays étaient plongés dans des guerres fratricides. Pour lui, le concept de "forces de maintien de la paix" est devenu totalement obsolète.

"Ca n’a plus de sens aujourd’hui. Les forces de maintien de la paix ont été créées en 1956 pour séparer les armées israélienne et égyptienne qui se battaient. (...)

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